Mon chemin
Le Souffle d'Andor
« Je vis à l'envers, je vis à l'endroit. Mais au moins, je suis moi. »
Afin de mieux comprendre mon Univers, je vous ai écris un récit intime, vivant et profondément incarné, là où la douleur a ouvert un passage vers la lumière.
Bienvenus dans mon Univers, Natacha.
Le commencement
Il y a des chemins qui commencent dans la douleur et débouchent sur la magie.
Petite fille sans amis, trop sensible pour un monde qui ne savait pas quoi faire de moi, j’ai appris très tôt à porter des masques. À faire semblant. À intérioriser jusqu’à l’explosion. À grandir trop vite, seule, dans une maison qui n’était pas vraiment la mienne.
Mais il y avait les chevaux. Et il y avait Andor.
Andor, mon fidèle
Andor est arrivé dans ma vie quand j’avais six ans ; sauvé de la boucherie par mon grand-père. Techniquement, c’était son cheval. Mais entre nous, il y avait quelque chose que les mots n’expliquent pas.
J’étais la seule qu’il laissait vraiment approcher. La seule à pouvoir lui faire des soins qu'il refusait à tout le monde.
J’ai passé des années à ses côtés. J’ai appris ce que personne ne m’avait enseigné : la confiance se gagne dans la justesse, la présence est le langage.
Le vivant nous enseigne si l’on accepte d’écouter.
Le dernier souffle
Andor est parti un soir de pleine lune, en mars 2023. Je suis restée avec lui du début à la fin. Et à l’instant de son dernier souffle, je l’ai senti. Vraiment senti.
Pendant des jours, j’ai cru l’entendre. Je croyais sentir son odeur dans le vent. Puis j’ai compris : il était là. Il est encore là.
Il m’avait demandé de faire un tambour avec sa peau. De l’enterrer à la maison, sous le chêne. C’est ce que j’ai fait. Et de son dernier souffle est né un nom : Le Souffle d’Andor.
Les chevaux comme premiers maîtres
Les chevaux ont toujours été ma bouée, mon refuge, mon école invisible. En 2016, ma jument Vague m’a ouvert à quelque chose que l’ostéopathie structurelle n’enseignait pas : l’impact des émotions sur le corps vivant.
J’ai alors commencé à écouter autrement. À ressentir dans mon propre corps ce que les chevaux portaient : leurs douleurs, leurs peurs, leurs mémoires.
Un jour, un poney devenu méconnaissable après un accident, m’a montré que les mots justes, pouvaient tout changer. Quand j’ai nommé ce que je percevais, il s’est mis à bailler, encore et encore. Le soulagement passait par tout son corps. À cet instant, j’ai su que j’avais trouvé ma voie.
La chamane bolivienne et le tambour
En avril 2022, j’ai répondu à l’appel du tambour. Une annonce de fabrication de tambours est apparue et j’y suis allée sans hésiter.
C’est là que j’ai rencontré Marilù, chamane bolivienne. Six mois d’initiation intense ont suivi : l’écoute des Ancêtres, la voix des plantes, le mortier, le chaudron, les cérémonies sacrées, les cercles de femmes, le cacao.
Ce n’était pas un apprentissage. C’était un souvenir.
Le Hibou et la Panthère
En décembre 2023, grâce à Marilù puis à Amandine, j’ai reçu l’une des transmissions les plus profondes de mon chemin : mon tonal et mon nahual.
Mon tonal — le Hibou Grand Duc Blanc. Mon nahual — la Panthère Noire. L’un voit à 360 degrés, l’autre transmute dans l’ombre comme dans la lumière. Ensemble, ils portent la cosmovision, l’acceptation et la transformation.
Et ce qui est bouleversant, c’est que je les connaissais déjà sans le savoir : une panthère noire rencontrée en méditation, puis une forme ailée que j’avais d’abord prise pour une chouette. Ils étaient là depuis le début.
Ce que je suis venue faire ici
J’ai traversé la solitude, le rejet, les masques, les addictions, les deuils ; celui de mon grand-père, celui d’Andor, celui de versions de moi-même que j’ai dû laisser mourir pour devenir qui je suis.
J’ai guéri par le corps, par le souffle, par le feu, par l’eau de ma rivière, par les mains d’autres guérisseuses, par mes propres mains posées sur ma propre peau le jour où j’ai enfin décidé de me regarder vraiment.
La blessure est devenue médecine. La sensibilité est devenue don. Le Monde Invisible, qui a toujours été ma maison, est devenu mon outil de travail.
Mon initiation chamanique
Puis, un jour, Tifenn, une chamane initiée en Mongolie, dont je reconnais pleinement la profondeur du parcours, l'éthique et la rigueur de la transmission.
Lors d'une retraite en Bretagne, Tifenn m'a regardée dans les yeux et m’a dit simplement : « Toi aussi tu es chamane. Tu parles aux Ancêtres. Tu les incorpores. ».
Quelque chose s’est alors apaisé. Ce que je fuyais depuis si longtemps m’était revenu en pleine face ; non pas comme une injonction, mais comme une libération.
Une voie qui s'ouvrait. Pas un titre à porter fièrement, mais une responsabilité à marcher humblement.
Depuis ce jour, je marche ma vérité.
Aujourd’hui
J’accompagne depuis ce chemin vécu
Je suis praticienne chamanique, animatrice de retraites en immersion, gardienne d’un lieu vivant en pleine campagne normande. Je travaille en soins individuels, en présentiel et à distance, et j’anime des retraites en petit groupe, des cercles et des espaces collectifs.
Je suis en formation de Sonothérapie. Je crée un oracle. Je construis des espaces pour que d’autres puissent, à leur tour, se souvenir. Je continue de faire grandir mon univers au rythme de mon quotidien.
Mon travail est entièrement le mien. Il est né d’un souffle : celui d’Andor, celui de la rivière, celui qui en moi, n’a jamais cessé de souffler vers la lumière.
Aho 🌬
Natacha — Le Souffle d'Andor